Thèmes de recherche

L’hippocampe est une structure essentielle pour la mise en mémoire des informations de notre vie quotidienne (mémoire épisodique) et pour nous repérer dans notre environnement (navigation spatiale). Pendant longtemps ces deux fonctions ont été étudiées séparément. Des travaux récents suggèrent des liens étroits entre ces deux fonctions dans le cerveau des mammifères. Notre projet est de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la navigation spatiale chez le rongeur dans le but de mieux comprendre les mécanismes de la mémoire épisodique. Pour répondre à cette question nous utilisons des techniques d’enregistrement extracellulaires de populations de neurones et intracellulaires de neurones unitaires chez des animaux (rongeurs) en comportement d’exploration spatiale dans des environnements réels et virtuels. Les enregistrements extracellulaires permettent d’enregistrer de nombreux neurones simultanément et d’étudier le codage au niveau du réseau. Les enregistrements intracellulaires permettent de déterminer les signatures électrophysiologique et morphologique des cellules enregistrées. L’utilisation d’environnements virtuels nous permet d’accroitre la complexité des environnements explorés et des tâches comportementales utilisées.

L'équipe Epsztein en 2016: (de g à d) Jérôme Epsztein, Peter Morgan, Romain Bourboulou, François-Xavier Michon, Julie Koenig, Caroline Filippi, David Micinski, Marion Le Mao. Absent: Geoffrey Marti

Enregistrements intracellulaires sur animal éveillé en comportement

A Vue du dessus du labyrinthe. La position de l’animal est repérée par des diodes. B. Trajectoire de l’animal dans l’environnement (ligne bleue) pendant la durée de l’enregistrement en intracellulaire d’une cellule pyramidale de la région CA1 de l’hippocampe. Les points rouges correspondent à la position de l’animal lors de la décharge d’un potentiel d’action par la cellule enregistrée. La plus grande partie des potentiels d’action sont émis lorsque l’animal se trouve dans l’angle inférieur droit du labyrinthe (zone grisée). C. Potentiel de membrane (trace noire en haut) et vitesse de l’animal (trace verte en bas) lorsque l’animal effectue trois tours dans le labyrinthe(trajet vert en B). A chaque fois que l’animal traverse la zone grisée (le champ spatial de cette cellule) ce neuron envoie des potentiels d’action à haute fréquence (barres verticales). Ce neurone est donc une cellule de lieu (codant pour le lieu indiqué en gris). D. Potentiel de membrane moyenné par tour de labyrinthe. On observe une dépolarisation franche au niveau du champ spatial mais pas ailleurs dans le labyrinthe. E. Fréquence de décharge de cette cellule moyennée par tour de labyrinthe. On observe une augmentation franche de la fréquence de décharge au niveau du champs spatial mais pas ailleurs dans le labyrinthe.

Collaborateurs

INMED:

Equipe Robbe
Equipe Cossart
Equipe Crépel

 

Externes:

Dr. D. Fricker, Cen­tre de Neu­ro­physique, Phys­i­olo­gie et Patholo­gie – CNRS UMR 8119, Paris
Pr. F. Bartolomei, Service de Neurophysiologie Clinique APHM, La Timone, Marseille
Dr. Bruno Poucet, Laboratoire de Neurosciences cognitives, Marseille

Financements

ERC starting grant FP7


Amidex "Rising star grant"


Les publications

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